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Comme prévu, Mark, Alasdair et moi avons quitté Wuxi un peu après 16h pour nous diriger vers l’aéroport de Shanghaï. Notre vol était prévu à 19h, mais comme nous allions bientôt le découvrir, ne partirait que bien plus tard.
Nous sommes arrivés à l’aéroport à temps pour nous enregistrer, avons pris nos cartes d’embarquement, gardé nos bagages avec nous car la dernière chose que nous voulions était de débarquer à Pékin sans nos bagages contenant nos chaussures et autres affaires nécessaires pour courir un marathon. Au comptoir d’enregistrement, on nous a annoncé que le vol était retardé à cause de bouchons aériens à Pékin. Aucune autre information ne nous fut donnée.
Nous avons donc décidé d’aller chercher de quoi dîner et nous avons pris un gros bol de nouilles et quelques raviolis.
Nous avons finalement embarqué vers les 20h. Après nous être installés dans l’avion et avoir attendu un moment, on nous a servi à dîner. Toujours aucun décollage de prévu, alors nous avons pris notre 2ème dîner sachant qu’il nous serait nécessaire le lendemain matin.
Nous avons finalement décollé juste avant 22h.
Une fois arrivés à Pékin, Mark avait fait en sorte qu’une voiture vienne nous chercher avec une douzaine de bouteilles de Gatorade (avec les nouvelles règles de sécurité, nous n’avions le droit d’emmener aucun liquide dans l’avion) et nous sommes arrivés à l’hôtel vers minuit.
Nous avons demandé une chambre. Nous avions reservé une chambre avec un lit double et un lit d’appoint mais pour une raison inconnue nous nous sommes retrouvés dans une chambre double avec un lit immense (mais un seul lit) que Mark et Alasdair ont partagé, et j’ai moi-même dormi sur quelques chaises recouvert d’une serviette de bain…Il était vraiment trop tard pour essayer de changer de chambre ou pour attendre un lit d’appoint. Nous avons éteint les lumières à minuit quinze après avoir mis nos réveils à 2h 15 du matin.
Après un court repos, nous avons rendu la chambre (à ce jour, je suis sûr que la réceptionniste se demande encore ce qui se passait vraiment) et sommes descendu dans l’entrée de l’hôtel à temps pour le bus de 2h45. Dans l’entrée il y avait des chariots avec des boîtes de petit déjeuner. Cela nous semblait une excellente idée et nous avons essayé d’en prendre une mais on nous a dit qu’elles étaient réservées pour des gens qui faisaient partie d’un groupe de touristes. En fait, la plupart des étrangers qui courent le marathon ne vivent pas en Chine et viennent le faire au sein d’un voyage d’une semaine.
Nous sommes donc partis pour la grande muraille sans petit-déjeuner…
Nous avions bu plein de Gatorade et comme on peut se l’imaginer, après une heure dans le bus nous avions grand besoin de faire un arrêt pipi. Le chauffeur ne voulait absolument pas accéder à notre demande, il faisait partie d’un convoi de plusieurs bus et il semble que nous devions tous rester ensemble. Heureusement nous n’étions pas les seuls dans notre cas et tous les bus ont fait une pause après environ 2 heures de voyage. Tout le monde est descendu, a disparu quelques minutes et est revenu avec le visage franchement plus détendu.
Nous sommes finalement arrivés à la grande muraille avec largement assez de temps pour poser nos sacs et nous préparer pour le départ.
Un peu après 7h30, les discours officiels étaient terminés, une délégation de la croix rouge chinoise était aussi présente afin d’organiser une collecte pour les victimes du tremblement de terre dans le Sichuan, et une minute de silence a été observée.
Nous avons finalement démarré la course.
Les 4-5 premiers km de la course se déroulaient le long d’une route sinueuse en asphalte qui grimpait directement vers le mur lui-même. Comme la route grimpait de manière continue, le groupe de coureurs s’est allongé assez rapidement.
L’idée est de faire en sorte de ne pas rester trop en arrière lors de cet étirement car c’est très difficile de récupérer la distance sur certaines parties du mur qui sont trop étroites pour cela.
Nous sommes finalement montés sur le mur et avons commencé une alternance marcher-courir tout au long d’une série de montagnes russes car les montées et les descentes sont une combinaison de marches de hauteurs et d’inclinaisons variées. Le paysage était superbe et nous étions alors encore en suffisamment bonne forme pour pouvoir l’apprécier, comme vous pouvez le voir sur les photos.
A la fin de cette partie, nous sommes redescendus du mur dans la vallée le long d’un chemin très étroit et de très nombreuses marches. C’est la portion dont nous savions que nous la reverrions 26km plus tard.
La partie suivante du marathon est moins extrême, courant à travers des villages avec les enfants et leurs parents nous encourageant tout le long de la route. Ce n’est pas tout à fait plat car il y a quelques jolies collines à grimper et cela rend la course très variée et très agréable.
Au 28ème km, nous avons commencé à ressentir la distance et la grimpe et nous étions concentrés sur le fait d’atteindre le fameux 34ème km pour remonter sur la muraille et nous préparions au changement de rythme.
Au 34ème km, nous avons dû passer à travers le passage “départ-arrivée” avec les spectateurs nous encourageant et le commentateur officiel qui annonçait nos noms “Alasdair Mclean de Nouvelle Zélande et Yann Keraudren de France”. Ça vous donne l’impression d’être une star et vous donne juste l’énergie suffisante pour tourner au coin et remonter sur la muraille.
Nous avons alors vraiment atteint la muraille…Nous avions entendu nombre d’histoires d’horreur à propos de la montée pour retourner sur la muraille, mais la réalité était bien pire que tout ce que nous avions pu imaginer. Cela ressemble à un escalier continu sur une hauteur de 300m avec des marches variant de 10cm à la hauteur du genou. A chaque fois que vous imaginez que vous voyez la fin, quand vous y arrivez vous découvrez encore 50m de marches…imaginez monter les marches 2 à 2 dans un immeuble de 100 étages.
Nous avons dépassé pas mal de gens qui étaient arrêtés sur leurs mains et leurs genoux, essayant de reprendre leur respiration. Certains d’entre eux semblaient vraiment mal en point mais voulaient quand même rester seuls…
Nous sommes finalement arrivés sur la muraille sur laquelle un stand de distribution d’eau était placé stratégiquement, et il était vraiment le bienvenu.
Nous avons ensuite continué tout le long de la partie qui ressemblait à des montagnes russes, mais à une vitesse bien moindre que celle que nous avions quelques heures plus tôt au début de la course. Je suis certain que le paysage était aussi beau que quand nous sommes sortis, mais pour une raison inconnue, je ne me souviens d’avoir vues que des marches, et encore des marches…
A la fin de cette partie, nous sommes retournés sur la route en asphalte qui devait nous mener à la ligne d’arrivée à environ 5km devant nous.
Comme nous nous approchions de l’arrivée, nous nous sentions de plus en plus légers et avons commencé à accélérer. Nous avons atteint l’arrivée et entendu l’annonce de nos noms, et Alasdair et moi-même avons posé le pied sur le tapis d’arrivée exactement au même moment à l’heure officielle de 5h01mn, enregistrée par nos ChampionChips. Mark est arrivé environ 20 minutes plus tard, lui aussi bien en deçà de notre objectif de 6h.
Cette course fut la plus difficile que j’ai pu courir mais aussi la plus satisfaisante et la plus complète.
Nous sommes déjà en train de parler du marathon de la grande muraille de l’année prochaine…
Après nous être détendus un petit peu, avoir mangé et bu beaucoup, et pris une douche absolument nécessaire, nous avons pris le bus pour retourner à l’aéroport de Pékin afin de reprendre l’avion pour Shanghaï, et je suis rentré à la maison juste avant minuit.
Une longue journée, des douleurs dans mes muscles et ligaments, surtout quand on était assis dans le bus et l’avion. Mais ça en valait vraiment la peine…
As planned, we left Wuxi just after 4PM together with Mark and Alasdair to head off to the airport in Shanghai. Our flight was planned at 7PM, but as we were about to discover would leave much later.
We got to the airport on time for check-in, got our boarding passes, kept our luggage with us as the last thing we wanted was to end up in Beijing without our bags containing shoes and other necessities to run a marathon. At the check-in counter, we were told that the flight was delayed due to air traffic congestion in Beijing. No new ETD was given.
We therefore set out to get dinner and had a big bowl of noodles and a few dumplings.
We finally boarded at around 8PM. After sitting on the plane and waiting for a while, we were served dinner. Still no takeoff planned, so we had a second dinner knowing that we would need it the next morning.
We finally took off just before 10PM.
Once in Beijing, Mark had arranged for a car to pick us up with a dozen bottles of Gatorade (with the new safety regulations, we couldn’t take any liquids on the plane) and we got to the hotel around midnight.
We checked in to one room. We had asked for a twin room with an extra bed but for some reason, we got a double room with a huge bed (but only one) that Mark and Alasdair shared and I slept on a couple of chairs under the cover of a bathroom towel… It was just too late to start changing rooms or waiting for an extra bed. Lights went out at 00:15 as we set our alarm clocks for 2:15AM.
After a short rest, we checked out of the hotel - to this day, I am sure that the receptionist is still wondering what was really going on – and got down to the lobby in time for the 2:45 bus pick up. In the lobby were some trolleys with breakfast boxes. That seemed like a great idea, we tried to get one but were told that these were only for the people who were here as part of a tour. As it turns out, most of the foreigners running the marathon don’t live in China and do so as part of a one week tour.
We therefore left for the great wall with no breakfast…
We had plenty of Gatorade and as could be expected, after an hour on the bus were really in great need of a pit stop. The driver just wouldn’t listen, he was part of a convoy of several busses and we apparently had to stay together. Luckily we were not alone in our condition and all the busses stopped after roughly 2 hours. Everybody got off, disappeared for a few minutes and came back with a very relieved look on their faces.
We finally got to the wall with plenty of time to drop off our bags and get ready for the start.
A little before 7:30, official speeches were had, a delegate from the Chinese Red Cross was also present to organize a collection for the victims of the earthquake in Sichuan and a minute of silence was observed.
We then set off.
The first 4 to 5 km of the course are along a winding asphalt road climbing up to the wall itself. As the road is climbing quite steadily, the group of runners stretches out rapidly. The idea is to make sure that you don’t lag too far behind on this stretch as it is very difficult to overtake on some parts of the wall that are too narrow for that.
We then got onto the wall and started a run-walk combination along a series of roller coaster like ascents and descents being a combination of steps of varying heights and inclines. The scenery was beautiful and we were still in good shape to enjoy it as you can see on the pictures.
At the end of this portion, we climbed down from the wall back into the valley along a very narrow track and very many steps. This is the portion that we knew we would get back to 26 km later.
The next part of the marathon is less extreme, running trough villages with kids and their parents on the side of the road cheering us along. It is not quite flat as there are a couple of nice hills to be climbed and that makes for a varied and very enjoyable run.
By the 28km mark, we were starting to feel the distance and the climbs and were focused on getting to the famous 34th km to get back to the wall and looking forward to the change of rhythm.
At the 34th km, we got to run back through the start-finish area with spectators cheering and the official commentator calling our names out “Alasdair Maclean from New Zealand and Yann Keraudren from France”. Makes you feel like a star and gives just the extra energy to turn around the corner and head back on the wall.
We then really hit the wall… We had heard horror stories about the climb back to the wall, but reality was far worse than anything we could have imagined. It is basically 300m high stairs with steps of height varying between 10 cm and knee high. Every time you think you see the end, when you get there you just discover another 50 m of stairs… Imagine taking the stairs 2 by 2 up a 100 storey building.
We passed quite a few people who were stopped on their hands and knees just trying to catch their breath. Some looking pretty bad but still wanting to be left alone…
We were then finally back on the wall where a much needed water station was strategically placed.
We then continued along the roller coaster like section but at a much lower speed that a few hours earlier at the start of the race. I am sure that the scenery was as beautiful as on the way out, but for some reason, I only remember seeing steps and steps…
At the end of this section, we got back to the asphalt road that was to take us to the finish line roughly 5 km ahead of us.
As we were getting closer to the finish area, we were feeling lighter and started picking up a little speed, we reached the finish area to hear our names being called out and Alasdair and myself reached the finish line mat exactly together to the official time of 5:01:00 as recorded by our ChampionChip. Mark finished roughly 20 minutes later also much faster than our target of 6h.
This was the toughest race that I have run and also one of the most satisfying to complete.
We are already talking about next year’s Great wall marathon…
After relaxing a little, eating and drinking a lot and a much needed shower, we took the bus back to Beijing airport to fly back to Shanghai and I was home just before midnight.
A long day, some pain in my muscles and joints, especially while sitting on the bus and plane, but it was really worth it…
Sur la route avant le lever du soleil
On the way before sunrise
Avant le depart de la course
Before the start of the race
First time on the wall
Premier passage sur la muraille
The famous 34th km
Le fameux 34eme km
<-- Premiere montee
vers la muraille
First climb up to
the wall
Jun 7 2008 07:25 pm
Encore bravo! et merci pour ce récit et ces photos. Je vous embrasse tous.
M.
Jun 6 2008 09:46 pm
MERCI POUR LE RECIT ET LES PHOTOS
G.P.ROBERT .
Jun 3 2008 09:07 am
Bonjour les champions rien que de lire l'exploit ,la tête me tourne .Bravo et félicitations à l'année prochaine . OLivier A
Jun 1 2008 09:49 pm
Merci pour le récit et les photos!! un grand moment...
Bises
Helene
May 21 2008 05:54 pm
Waouh bravo!!!
De France ça parait encore plus... fantastique...
Mais donnez nous de vos nouvelles...
Ln des Landes
May 18 2008 11:00 am
Cinq heures 1 minute !!!!! eh ben ... chapeau, chapissimo! j'espère que tu n'en sors pas trop en vrac, et que tu vas pouvoir récupérer! On attend avec impatience le récit de cette aventure!
Bises
Helene
Apr 28 2008 11:58 pm
BRAVO pour la distance et les marches .
G.P.Robert.
Apr 28 2008 11:58 pm
Je confirme, impressionnant ! Un marathon à plat, c'est déjà fou, mais là avec les montées, les marches, les descentes, ça doit être autre chose à gérer... Bravo les gars et en plus la cause est bonne, Merci !
Bernadette de sgdb
Apr 27 2008 10:23 am
Ouah! Impressionnant!
Bon courage au coureur et aux accompagnateurs.
Bises
M.
Apr 25 2008 11:51 pm
Bravo d'avance!! bon courage pour la préparation et surtout pour le fameux 34ème kilomètre....
on est tous derrière vous!!
Helene et les EdMiens :-)